Le fonctionnement des associations

Les 4 piliers du fonctionnement associatif

NON LUCRATIVITÉ C’est la base du fonctionnement associatif, définie dans l’article 1er de la loi de 1901 : “L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les bénéfices”. L’association doit donc être gérée et administrée par des personnes n’ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt personnel. Une association qui enrichit ou apporte des avantages économiques directs ou indirects à ses responsables se met dans l’illégalité. BÉNÉVOLAT Le bénévole ne perçoit aucune rémunération au titre de son investissement dans l’association. Il est en revanche souhaitable qu’il soit dédommagé des frais induits par son activité : déplacements, hébergements… Il n’est soumis à aucune subordination, son unique devoir est de respecter les statuts et les normes de sécurité dans son domaine d’activité. DÉMOCRATIE Une association fonctionne selon le principe de démocratie. Chaque adhérent peut s’exprimer et son opinion vaut autant que celle de son voisin, quelle que soit sa fonction dans l’association. Les principes suivants permettent de favoriser le fonctionnement démocratique d’une association :
  • Tenue d’une assemblée générale annuelle ouverte à tous les membres, au cours de laquelle ils donnent leur avis sur la gestion de l’association et les activités proposées (par un vote des rapports) ;
  • Fixation d’un quorum (nombre minimum de membres requis pour délibérer) et limitation des pouvoirs (2 ou 3 maximum par membre) ;
  • Votes à bulletins secrets (indispensable pour les élections ou le vote de la cotisation) ;
  • Limitation dans la durée et le renouvellement des mandats des administrateurs. Cela oblige à préparer la relève, à accueillir régulièrement de nouveaux responsables porteurs de nouvelles idées. Cela évite également à l’association de devenir, au fil du temps, “l’affaire” d’une poignée de bénévoles devenus indispensables. Enfin, c’est aussi le moyen de donner de la visibilité à d’éventuels candidats, en leur indiquant d’emblée qu’ils ne s’engagent pas «à vie».
TRANSPARENCE L’association est l’affaire de tous les membres qui la composent. A tout moment, les responsables de l’association doivent donc être en mesure de fournir à leurs adhérents toute information, justificatif à l’appui, qui concerne les actions mises en place. Pour ce faire, la tenue de registres est obligatoire. Ces registres sont la propriété de l’association, non des responsables. Ils doivent être précieusement conservés au siège social de l’association (voir p.8) et transmis aux nouveaux élus qui prendront des fonctions.

Une association qui respecte ces 4 principes renvoie aussi une image de responsabilité et de sérieux auprès de ses adhérents, tout comme vers l’extérieur. C’est la base sur laquelle elle s’appuie pour développer son projet et obtenir des soutiens.

Les instances de décision

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Composée par tous les adhérents de l’association à jour de cotisation, l’assemblée générale se réunit au moins une fois par an. Elle dispose de tous les pouvoirs, et notamment elle :
  • Valide la gestion du conseil d’administration et donne son avis sur les activités futures de l’association. À ce titre, elle entend le rapport d’activité et le compte rendu financier de l’année écoulée ainsi que le rapport moral et d’orientation du président pour l’année à venir. Ces rapports, préalablement validés par le conseil d’administration lors de sa dernière réunion, sont soumis à son approbation ;
  • Élit à bulletins secrets ou par vote électronique, les administrateurs qui la représenteront au conseil ;
  • Vote le montant de la cotisation de l’année N+1 (chaque année, même en cas de maintien de son montant).
Les rapports sont votés à main levée ; le vote du montant de la cotisation et les élections au conseil d’administration se tiennent à bulletins secrets. Vous trouverez dans Réunions, le guide (IFRA, février 2015) un modèle de déroulé complet d’une assemblée générale (voir aussi p. 24). Assemblée générale de la fédération nationale LE CONSEIL D’ADMINISTRATION Il est l’émanation de l’assemblée générale. Sa composition et son rôle sont fixés par les statuts. Il a la charge de diriger et d’administrer l’association. Pour ce faire, il dispose des pouvoirs les plus étendus : il assure l’administration générale, la gestion financière, l’élaboration de l’ordre du jour de l’assemblée générale et sa convocation. Il élit aussi les membres du bureau à bulletins secrets et contrôle ses actions. Il se réunit au minimum une fois par trimestre. En cas de vacance de poste, le conseil peut coopter un administrateur, à condition que cela soit prévu dans les statuts. L’administrateur coopté dispose alors des mêmes droits et devoirs que ses pairs, mais sera soumis au vote des adhérents dès la première assemblée générale élective à suivre. LE BUREAU Il est l’émanation du conseil d’administration. Sa composition et son rôle sont fixés par les statuts. Le bureau regroupe généralement :
  • Le président ;
  • Éventuellement un ou plusieurs vice-présidents ;
  • Le trésorier ;
  • Le secrétaire ;
  • Éventuellement leurs adjoints.
Il est souhaitable de renouveler chaque année les mandats des membres du bureau, surtout si le conseil d’administration a été modifié par des élections en assemblée générale. Le bureau met en oeuvre les décisions de l’assemblée générale et du conseil d’administration. Organe permanent de l’association, il se réunit en général une fois par mois.

Les modalités d’organisation des réunions de ces trois instances doivent être précisément détaillées dans les statuts : participation, vote par procuration, conditions d’éligibilité des administrateurs, mode de scrutin, etc. L’Assemblée générale extraordinaire est la seule instance habilitée à modifier les statuts (sur proposition du conseil d’administration) et à dissoudre l’association. Une assemblée ordinaire n’a pas ce pouvoir, et le conseil encore moins. Les associations ont toute liberté de prévoir ou non, dans les statuts, la formation d’un bureau. Dans le cas de petites structures, réunissant quelques dizaines d’adhérents, l’existence d’un conseil d’administration seul peut amplement suffire. Membre d’honneur ou honoraire Le conseil peut désigner des membres d’honneur ou honoraires lorsque les statuts le prévoient. Le membre d’honneur n’a aucune fonction dans l’association. C’est un titre honorifique, accordé à une personne que l’association souhaite distinguer. Le membre honoraire, lui, est obligatoirement un membre de l’association qui a précédemment exercé une fonction au sein du conseil. Il peut être chargé d’une mission par le conseil et s’acquitte de la cotisation. L’un comme l’autre ne participent aux réunions que lorsqu’ils y sont conviés et n’ont qu’un rôle consultatif, sans droit de vote.

Les textes et registres obligatoires

LES STATUTS

Les statuts fixent les « règles du jeu » de l’association. La loi 1901 laisse une liberté totale dans leur rédaction, ils doivent par conséquent être respectés à la lettre. Il est impossible d’administrer correctement une association si l’on n’en connaît pas les statuts dans la mesure où ils contiennent ce qui est essentiel à la vie de l’association et précisent les points fondamentaux de son fonctionnement :

  • Objet social (le but poursuivi) ;
  • Conditions d’adhésion ;
  • Composition du conseil et du bureau ;
  • Déroulement de l’assemblée générale ;
  • Tenue des réunions ;
  • Engagement des dépenses ;
  • Ressources.

Il est nécessaire de les « dépoussiérer » régulièrement pour s’assurer qu’ils restent en conformité avec le fonctionnement de l’association. Sur son site internet, la Fédération nationale met à disposition de ses membres des statuts type, spécifiquement rédigés et mis à jour pour le réseau et validés par notre assureur (voir encadré). Les statuts doivent être déposés en Préfecture (ou sous-Préfecture) où ils sont archivés. Ils doivent être disponibles à tout moment, notamment lors des réunions des organes décisionnaires de l’association. Leur modification ne peut se faire que par la réunion d’une assemblée générale extraordinaire et devra faire l’objet d’une déclaration à la Préfecture (ou sous- Préfecture). En cas de litige, c’est la dernière version déposée en Préfecture qui fait foi (d’où l’importance de souscrire systématiquement à cette formalité, par ailleurs obligatoire).

LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR

Le règlement intérieur complète les statuts et précise les modalités de fonctionnement de l’association. Il ne doit faire apparaître aucune contradiction avec les statuts, qui restent le document de référence. Le règlement intérieur contient ce qui est accessoire et ce qui doit être facilement modifié (les horaires de mise à disposition de la salle municipale occupée par l’association ou le barème des frais de remboursement adopté par le conseil d’administration, par exemple). Il est élaboré et modifié par l’organe et selon les critères définis dans les statuts (le conseil d’administration, en général), et ne fait l’objet d’aucune déclaration en Préfecture. La rédaction d’un règlement intérieur n’est obligatoire que si elle est prévue dans les statuts.

LE REGISTRE SPÉCIAL

C’est le « livret de famille » de l’association. Il contient au moins :

  • La publication de la création de l’association au Journal officiel,
  • Les statuts et leurs modifications successives,
  • La composition du conseil d’administration et du bureau et leurs modifications successives,
  • Les récépissés de déclarations que vous retourne la Préfecture ou sous-Préfecture,
  • Tous les autres documents officiels qui jalonnent la vie de l’association (conventions, contrats, baux, décisions d’attribution de subvention, etc.).

Depuis juillet 2015, la tenue de ce registre est facultative. Mais il reste obligatoire d’archiver les documents listés ci-dessus.

LE REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS

Ce registre regroupe les procès-verbaux des réunions des organes de l’association : assemblée générale, conseil d’administration et bureau. On doit pouvoir à tout moment retrouver la trace d’une décision prise par l’une de ces instances dans le passé. Tenu par le secrétaire, ce registre peut être composé à partir d’impressions de documents informatiques, à condition de les coller par ordre chronologique sur les pages numérotées d’un cahier, et de faire signer chaque page par deux responsables au moins du conseil.

LE FICHIER INFORMATIQUE DE COMPTABILITÉ

Pour gérer les ressources financières et rendre compte de cette gestion devant l’assemblée générale au moins une fois par an, les associations doivent tenir une comptabilité. La loi 1901 n’impose aucune forme. Depuis 2015, la Fédération nationale met à disposition de ses associations membres un fichier informatique de comptabilité simplifiée qui permet d’enregistrer les recettes et dépenses de l’association par ordre chronologique. À partir de ces données, le fichier génère automatiquement le résultat des activités et l’état de la trésorerie en temps réel. C’est aussi le cas pour le compte de résultat et le bilan annuels, que votre trésorier pourra éditer en fin d’exercice pour préparer son rapport financier.

En parallèle, pour les trésoriers plus avertis, il existe un logiciel de comptabilité en ligne intégré dans SAGA, la base de donnée informatique du Mouvement.

LE FICHIER DES ADHÉRENTS

Solution d’Aide à la Gestion Associative (SAGA) : la Fédération nationale a mis en place une base de données commune à toutes les fédérations départementales et associations affiliées. SAGA permet de participer au bon fonctionnement des associations, en totale conformité avec le RGPD (Règlement Générale sur la Protection des Données), applicable depuis mais 2018. SAGA est un outil commun pour simplifier et améliorer au quotidien la gestion de vos adhérents, l’organisation des activités, la communication, la comptabilité. Toutes les informations saisies sont sécurisées et uniquement accessibles à des utilisateurs désignés au sein de votre association après avoir signé une charte d’utilisation. SAGA est une source inédite d’informations qui vous donne la possibilité de faire émerger des responsables, une opportunité pour notre Mouvement de renforcer sa cohésion et la possibilité d’éditer chaque année une carte d’adhérent personnalisée. Les registres et le fichier doivent être précieusement conservés au siège de l’association sans limitation de durée. Ils sont remis aux nouveaux responsables qui assurent la relève.

 Pour vous faciliter la vie, il est possible de téléchargez de nombreux documents de gestion dans l’espace ressources du site www.generations-mouvement.org et dans la base de données www.saga-gm.org, rubrique outil 

La notion d'adhésion

L’adhérent d’une association n’est pas un simple client qui paie un service. Son adhésion lui crée des devoirs envers l’association et lui donne des droits. LES DEVOIRS DE L’ADHÉRENT
  • respecter les statuts,
  • acquitter la cotisation annuelle, pleine et entière.
LES DROITS DE L’ADHÉRENT
  • participer aux activités de son choix,
  • voter en assemblée générale (directement ou en donnant pouvoir à un autre adhérent si les statuts le permettent),
  • présenter sa candidature au conseil d’administration, sans condition, sauf si les statuts en prévoient.

Pour exclure un membre de l’association, il existe une procédure obligatoire à observer par le Conseil d’administration, celui-ci : 1. Signifie à la personne les griefs qui lui sont reprochés. Ces motifs doivent être sérieux, graves, qualifiés et fondés sur des faits réels. 2. Laisse du temps (généralement un mois) à la personne afin qu’elle puisse préparer ses arguments au vu des motifs. 3. Organise un entretien contradictoire où la personne est convoquée et fait part de ses arguments. 4. Vote l’exclusion ou non de la personne. Pour éviter toute contestation, il peut être utile de préciser ces modalités dans vos statuts ou votre règlement intérieur.  

La fiscalité des associations

PRINCIPE DE BASE

La loi 1901 interdit aux associations d’avoir pour objet la recherche du profit. C’est pourquoi, par principe, elles ne sont pas soumises aux impôts dus par ceux qui exercent une activité commerciale (TVA, contribution économique territoriale et impôt sur les sociétés). Compte tenu de l’évolution du secteur associatif, les instructions fiscales du 15 septembre 1998 et du 18 décembre 2006, ont affiné les critères permettant d’apprécier si une association est ou non imposable. En fait, l’association n’est soumise aux impôts que si elle exerce son activité lucrative dans les mêmes conditions qu’une entreprise commerciale. Pour le déterminer, on a recours à une analyse en trois étapes représentées par le schéma ci-contre.

PARTICULARITÉS

Une association dont l’activité principale est non lucrative peut toutefois réaliser des opérations lucratives sans que son caractère non lucratif soit remis en cause. À condition qu’il soit possible de dissocier par leur nature les opérations lucratives de l’activité principale, et que l’activité non lucrative demeure significativement prépondérante. Enfin, des exonérations s’appliquent : • si la gestion est désintéressée, • dans la limite de 6 manifestations dites « de soutien » par an (ouvertes au public), • si les recettes tirées des activités lucratives (hors cotisations, subventions et produits des 6 manifestations de soutien) n’excèdent pas 72 000 €. (depuis la loi de finances du 28 décembre 2019).

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1 - LE FONCTIONNEMENT DES ASSOCIATIONS

La vie associative est régie par plusieurs principes fondateurs et par des règles qu’il est nécessaire de connaître au moment de prendre des responsabilités. Qui peut adhérer ? Combien d’administrateurs constituent le conseil ? Par qui et comment sont-ils élus ? Quels sont les pouvoirs de l’assemblée générale ? Comment retrouver la trace d’une décision prise dans le passé ? Qu’est-ce qu’un registre spécial ? Doit-on payer des impôts ? Autant de questions qui trouvent des réponses simples quand les responsables connaissent les fondamentaux de la gestion associative. Ce chapitre revient sur les principaux aspects que chaque responsable associatif doit garder à l’esprit pour assumer sa fonction dans les meilleures conditions.

Les 4 piliers du fonctionnement associatif

NON LUCRATIVITÉ

C’est la base du fonctionnement associatif, définie dans l’article 1er de la loi de 1901 : “L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager les bénéfices”. L’association doit donc être gérée et administrée par des personnes n’ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt personnel. Une association qui enrichit ou apporte des avantages économiques directs ou indirects à ses responsables se met dans l’illégalité.

BÉNÉVOLAT

Le bénévole ne perçoit aucune rémunération au titre de son investissement dans l’association. Il est en revanche souhaitable qu’il soit dédommagé des frais induits par son activité : déplacements, hébergements… Il n’est soumis à aucune subordination, son unique devoir est de respecter les statuts et les normes de sécurité dans son domaine d’activité.

DÉMOCRATIE

Une association fonctionne selon le principe de démocratie. Chaque adhérent peut s’exprimer et son opinion vaut autant que celle de son voisin, quelle que soit sa fonction dans l’association. Les principes suivants permettent de favoriser le fonctionnement démocratique d’une association :

  • Tenue d’une assemblée générale annuelle ouverte à tous les membres, au cours de laquelle ils donnent leur avis sur la gestion de l’association et les activités proposées (par un vote des rapports) ;
  • Fixation d’un quorum (nombre minimum de membres requis pour délibérer) et limitation des pouvoirs (2 ou 3 maximum par membre) ;
  • Votes à bulletins secrets (indispensable pour les élections ou le vote de la cotisation) ;
  • Limitation dans la durée et le renouvellement des mandats des administrateurs. Cela oblige à préparer la relève, à accueillir régulièrement de nouveaux responsables porteurs de nouvelles idées. Cela évite également à l’association de devenir, au fil du temps, “l’affaire” d’une poignée de bénévoles devenus indispensables. Enfin, c’est aussi le moyen de donner de la visibilité à d’éventuels candidats, en leur indiquant d’emblée qu’ils ne s’engagent pas «à vie».

TRANSPARENCE

L’association est l’affaire de tous les membres qui la composent. A tout moment, les responsables de l’association doivent donc être en mesure de fournir à leurs adhérents toute information, justificatif à l’appui, qui concerne les actions mises en place. Pour ce faire, la tenue de registres est obligatoire. Ces registres sont la propriété de l’association, non des responsables. Ils doivent être précieusement conservés au siège social de l’association (voir p.8) et transmis aux nouveaux élus qui prendront des fonctions.

 

Une association qui respecte ces 4 principes renvoie aussi une image de responsabilité et de sérieux auprès de ses adhérents, tout comme vers l’extérieur.
C’est la base sur laquelle elle s’appuie pour développer son projet et obtenir des soutiens.

 

Les instances de décision

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

Composée par tous les adhérents de l’association à jour de cotisation, l’assemblée générale se réunit au moins une fois par an. Elle dispose de tous les pouvoirs, et notamment elle :

  • Valide la gestion du conseil d’administration et donne son avis sur les activités futures de l’association. À ce titre, elle entend le rapport d’activité et le compte rendu financier de l’année écoulée ainsi que le rapport moral et d’orientation du président pour l’année à venir. Ces rapports, préalablement validés par le conseil d’administration lors de sa dernière réunion, sont soumis à son approbation ;
  • Élit à bulletins secrets ou par vote électronique, les administrateurs qui la représenteront au conseil ;
  • Vote le montant de la cotisation de l’année N+1 (chaque année, même en cas de maintien de son montant).

Les rapports sont votés à main levée ; le vote du montant de la cotisation et les élections au conseil d’administration se tiennent à bulletins secrets.

Vous trouverez dans Réunions, le guide (IFRA, février 2015) un modèle de déroulé complet d’une assemblée générale (voir aussi p. 24).

Assemblée générale de la fédération nationale

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

Il est l’émanation de l’assemblée générale. Sa composition et son rôle sont fixés par les statuts. Il a la charge de diriger et d’administrer l’association. Pour ce faire, il dispose des pouvoirs les plus étendus : il assure l’administration générale, la gestion financière, l’élaboration de l’ordre du jour de l’assemblée générale et sa convocation. Il élit aussi les membres du bureau à bulletins secrets et contrôle ses actions. Il se réunit au minimum une fois par trimestre. En cas de vacance de poste, le conseil peut coopter un administrateur, à condition que cela soit prévu dans les statuts. L’administrateur coopté dispose alors des mêmes droits et devoirs que ses pairs, mais sera soumis au vote des adhérents dès la première assemblée générale élective à suivre.

LE BUREAU

Il est l’émanation du conseil d’administration. Sa composition et son rôle sont fixés par les statuts. Le bureau regroupe généralement :

  • Le président ;
  • Éventuellement un ou plusieurs vice-présidents ;
  • Le trésorier ;
  • Le secrétaire ;
  • Éventuellement leurs adjoints.

Il est souhaitable de renouveler chaque année les mandats des membres du bureau, surtout si le conseil d’administration a été modifié par des élections en assemblée générale. Le bureau met en oeuvre les décisions de l’assemblée générale et du conseil d’administration. Organe permanent de l’association, il se réunit en général une fois par mois.

 

Les modalités d’organisation des réunions de ces trois instances doivent être précisément détaillées dans les statuts : participation, vote par procuration, conditions d’éligibilité des administrateurs, mode de scrutin, etc.

L’Assemblée générale extraordinaire est la seule instance habilitée à modifier les statuts (sur proposition du conseil d’administration) et à dissoudre l’association. Une assemblée ordinaire n’a pas ce pouvoir, et le conseil encore moins.

Les associations ont toute liberté de prévoir ou non, dans les statuts, la formation d’un bureau. Dans le cas de petites structures, réunissant quelques dizaines d’adhérents, l’existence d’un conseil d’administration seul peut amplement suffire.

Membre d’honneur ou honoraire

Le conseil peut désigner des membres d’honneur ou honoraires lorsque les statuts le prévoient. Le membre d’honneur n’a aucune fonction dans l’association. C’est un titre honorifique, accordé à une personne que l’association souhaite distinguer. Le membre honoraire, lui, est obligatoirement un membre de l’association qui a précédemment exercé une fonction au sein du conseil. Il peut être chargé d’une mission par le conseil et s’acquitte de la cotisation. L’un comme l’autre ne participent aux réunions que lorsqu’ils y sont conviés et n’ont qu’un rôle consultatif, sans droit de vote.

 

Les textes et registres obligatoires

LES STATUTS

Les statuts fixent les « règles du jeu » de l’association. La loi 1901 laisse une liberté totale dans leur rédaction, ils doivent par conséquent être respectés à la lettre. Il est impossible d’administrer correctement une association si l’on n’en connaît pas les statuts dans la mesure où ils contiennent ce qui est essentiel à la vie de l’association et précisent les points fondamentaux de son fonctionnement :

  • Objet social (le but poursuivi) ;
  • Conditions d’adhésion ;
  • Composition du conseil et du bureau ;
  • Déroulement de l’assemblée générale ;
  • Tenue des réunions ;
  • Engagement des dépenses ;
  • Ressources.

Il est nécessaire de les « dépoussiérer » régulièrement pour s’assurer qu’ils restent en conformité avec le fonctionnement de l’association. Sur son site internet, la Fédération nationale met à disposition de ses membres des statuts type, spécifiquement rédigés et mis à jour pour le réseau et validés par notre assureur (voir encadré). Les statuts doivent être déposés en Préfecture (ou sous-Préfecture) où ils sont archivés. Ils doivent être disponibles à tout moment, notamment lors des réunions des organes décisionnaires de l’association. Leur modification ne peut se faire que par la réunion d’une assemblée générale extraordinaire et devra faire l’objet d’une déclaration à la Préfecture (ou sous- Préfecture). En cas de litige, c’est la dernière version déposée en Préfecture qui fait foi (d’où l’importance de souscrire systématiquement à cette formalité, par ailleurs obligatoire).

LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR

Le règlement intérieur complète les statuts et précise les modalités de fonctionnement de l’association. Il ne doit faire apparaître aucune contradiction avec les statuts, qui restent le document de référence. Le règlement intérieur contient ce qui est accessoire et ce qui doit être facilement modifié (les horaires de mise à disposition de la salle municipale occupée par l’association ou le barème des frais de remboursement adopté par le conseil d’administration, par exemple). Il est élaboré et modifié par l’organe et selon les critères définis dans les statuts (le conseil d’administration, en général), et ne fait l’objet d’aucune déclaration en Préfecture. La rédaction d’un règlement intérieur n’est obligatoire que si elle est prévue dans les statuts.

LE REGISTRE SPÉCIAL

C’est le « livret de famille » de l’association. Il contient au moins :

  • La publication de la création de l’association au Journal officiel,
  • Les statuts et leurs modifications successives,
  • La composition du conseil d’administration et du bureau et leurs modifications successives,
  • Les récépissés de déclarations que vous retourne la Préfecture ou sous-Préfecture,
  • Tous les autres documents officiels qui jalonnent la vie de l’association (conventions, contrats, baux, décisions d’attribution de subvention, etc.).

Depuis juillet 2015, la tenue de ce registre est facultative. Mais il reste obligatoire d’archiver les documents listés ci-dessus.

LE REGISTRE DES DÉLIBÉRATIONS

Ce registre regroupe les procès-verbaux des réunions des organes de l’association : assemblée générale, conseil d’administration et bureau. On doit pouvoir à tout moment retrouver la trace d’une décision prise par l’une de ces instances dans le passé. Tenu par le secrétaire, ce registre peut être composé à partir d’impressions de documents informatiques, à condition de les coller par ordre chronologique sur les pages numérotées d’un cahier, et de faire signer chaque page par deux responsables au moins du conseil.

LE FICHIER INFORMATIQUE DE COMPTABILITÉ

Pour gérer les ressources financières et rendre compte de cette gestion devant l’assemblée générale au moins une fois par an, les associations doivent tenir une comptabilité. La loi 1901 n’impose aucune forme. Depuis 2015, la Fédération nationale met à disposition de ses associations membres un fichier informatique de comptabilité simplifiée qui permet d’enregistrer les recettes et dépenses de l’association par ordre chronologique. À partir de ces données, le fichier génère automatiquement le résultat des activités et l’état de la trésorerie en temps réel. C’est aussi le cas pour le compte de résultat et le bilan annuels, que votre trésorier pourra éditer en fin d’exercice pour préparer son rapport financier.

En parallèle, pour les trésoriers plus avertis, il existe un logiciel de comptabilité en ligne intégré dans SAGA, la base de donnée informatique du Mouvement.

LE FICHIER DES ADHÉRENTS

Solution d’Aide à la Gestion Associative (SAGA) : la Fédération nationale a mis en place une base de données commune à toutes les fédérations départementales et associations affiliées. SAGA permet de participer au bon fonctionnement des associations, en totale conformité avec le RGPD (Règlement Générale sur la Protection des Données), applicable depuis mais 2018. SAGA est un outil commun pour simplifier et améliorer au quotidien la gestion de vos adhérents, l’organisation des activités, la communication, la comptabilité. Toutes les informations saisies sont sécurisées et uniquement accessibles à des utilisateurs désignés au sein de votre association après avoir signé une charte d’utilisation. SAGA est une source inédite d’informations qui vous donne la possibilité de faire émerger des responsables, une opportunité pour notre Mouvement de renforcer sa cohésion et la possibilité d’éditer chaque année une carte d’adhérent personnalisée. Les registres et le fichier doivent être précieusement conservés au siège de l’association sans limitation de durée. Ils sont remis aux nouveaux responsables qui assurent la relève.  

 

Pour vous faciliter la vie, il est possible de téléchargez de nombreux documents de gestion dans l’espace ressources du site www.generations-mouvement.org et dans la base de données www.saga-gm.org, rubrique outil

 

La notion d'adhésion

L’adhérent d’une association n’est pas un simple client qui paie un service. Son adhésion lui crée des devoirs envers l’association et lui donne des droits.

LES DEVOIRS DE L’ADHÉRENT

  • respecter les statuts,
  • acquitter la cotisation annuelle, pleine et entière.

LES DROITS DE L’ADHÉRENT

  • participer aux activités de son choix,
  • voter en assemblée générale (directement ou en donnant pouvoir à un autre adhérent si les statuts le permettent),
  • présenter sa candidature au conseil d’administration, sans condition, sauf si les statuts en prévoient.
 

Pour exclure un membre de l’association, il existe une procédure obligatoire à observer par le Conseil d’administration, celui-ci :

1. Signifie à la personne les griefs qui lui sont reprochés. Ces motifs doivent être sérieux, graves, qualifiés et fondés sur des faits réels.

2. Laisse du temps (généralement un mois) à la personne afin qu’elle puisse préparer ses arguments au vu des motifs.

3. Organise un entretien contradictoire où la personne est convoquée et fait part de ses arguments.

4. Vote l’exclusion ou non de la personne. Pour éviter toute contestation, il peut être utile de préciser ces modalités dans vos statuts ou votre règlement intérieur.  

 

La fiscalité des associations

PRINCIPE DE BASE

La loi 1901 interdit aux associations d’avoir pour objet la recherche du profit. C’est pourquoi, par principe, elles ne sont pas soumises aux impôts dus par ceux qui exercent une activité commerciale (TVA, contribution économique territoriale et impôt sur les sociétés). Compte tenu de l’évolution du secteur associatif, les instructions fiscales du 15 septembre 1998 et du 18 décembre 2006, ont affiné les critères permettant d’apprécier si une association est ou non imposable. En fait, l’association n’est soumise aux impôts que si elle exerce son activité lucrative dans les mêmes conditions qu’une entreprise commerciale. Pour le déterminer, on a recours à une analyse en trois étapes représentées par le schéma ci-contre.

PARTICULARITÉS

Une association dont l’activité principale est non lucrative peut toutefois réaliser des opérations lucratives sans que son caractère non lucratif soit remis en cause. À condition qu’il soit possible de dissocier par leur nature les opérations lucratives de l’activité principale, et que l’activité non lucrative demeure significativement prépondérante. Enfin, des exonérations s’appliquent : • si la gestion est désintéressée, • dans la limite de 6 manifestations dites « de soutien » par an (ouvertes au public), • si les recettes tirées des activités lucratives (hors cotisations, subventions et produits des 6 manifestations de soutien) n’excèdent pas 72 000 €. (depuis la loi de finances du 28 décembre 2019).

2 - GÉNÉRATIONS MOUVEMENT

Bien-être et mieux vivre ensemble : l’ambition de Générations Mouvement. Notre mouvement démocratique est indépendant de tout courant de pensée. La Fédération nationale est reconnue d’utilité publique. Aujourd’hui riches de 8 000 associations locales, nous regroupons 500 000 adhérents au sein de structures décentralisées et autonomes. Nous fonctionnons sous forme pyramidale et fédérale. La solidarité, le partage, le lien social, l’accueil et l’échange, la lutte contre l’isolement et l’ouverture à tous sont les bases de notre mouvement. Au delà de nos activités de loisirs, culturelles et physiques, nous favorisons et développons la défense des droits et des personnes.

3 - LE RÔLE DU PRÉSIDENT

Le président qui souhaite agir pour le bien de l’association devra en permanence convaincre et rassembler. Il y parviendra s’il possède ou développe une ou plusieurs des qualités suivantes : la légitimité, la compétence ou le charisme. Légitimité parce qu’il a déjà beaucoup apporté à l’association, ou qu’il en est l’un des principaux animateurs. Compétence, parce qu’il maîtrise ses sujets et sait, par exemple, animer une réunion. Charisme enfin, parce qu’il possède cette capacité naturelle à mobiliser le plus grand nombre, par un volontarisme évident et communicatif et nouer des relations privilégiées avec les pouvoirs publics et les élus des collectivités territoriales. Le pouvoir du président repose sur tous ces aspects. Mais attention : il n’est pas propriétaire de son mandat. Celui-ci lui a été confié et peut lui être retiré à tout moment, sans condition préalable ni justification.

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